Dans son numéro du 30 janvier, le FIGARO  permet à Oliver Rosen­bauer, le porte-parole du programme d’éradication,d’expliquer les raisons de son optimisme. Il n’y a eu que 33 enfants contaminés par le virus sauvage en 2018, en Afghanistan et au Pakistan.

L’article est consultable ici sur le site du Figaro.

Commencée en 1979 par le Rotary International, qui s’était donné comme objectif l’éradication avec un début de vaccination de 6 millions d’enfants aux Philippines, la campagne a été soutenue par l’Unicef, l’OMS et les centres américains pour le contrôle des maladies et la prévention, afin de former une coalition.

Le virus de la polio a la particularité de ne se transmettre que par l’homme. Il est donc possible de l’éradiquer de la planète, en vaccinant durant un temps suffisamment long, la totalité de la population mondiale. Sans surprise,  le programme a pu être mené à bien très rapidement dans les pays développés, mais il est particulièrement difficile dans quelques derniers pays, où certains interdits religieux s’ajoutent aux difficultés engendrées par la guerre.

En 2007 la fondation Bill-et-Melinda-Gates l’a rejointe. Aujourd’hui, 2,5 milliards d’enfants ont été vaccinés pour un coût de 15 milliards de dollars.

Si ce programme ambitieux, lancé par le Rotary porte le nom de PolioPLUS, c’est pour rappeler que mettre en place dans le monde entier un réseau médical capable de vacciner tous les enfants, permet aussi de contrôler régulièrement l’état de santé de la population locale. Il dépasse donc largement le cadre initial, pour servir à la lutte contre toutes les épidémies.

C’est ainsi que, grâce à ce réseau, la lutte contre le virus Ebola a gagné en efficacité lors de réapparition de ce virus au Bénin en juillet 2018 : les cas ont pu être dépistés plus vite, et l’épidémie a pu être contrôlé plus rapidement.

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